A côté du foot le basket a toujours été un sport important dans ma vie. J’ai intégré une équipe à partir de l’age de 10 ans et j’ai joué sur des bases plus ou moins régulières jusqu’à 25 ans environ. J’ai grandi avec les Michael Jordan, Charles Barckley et puis Allen Iverson, dans une NBA où le collectif était important, où la technique primait par rapport au physique et c’est dans ce basket-là que je me suis toujours retrouvé. Mais avec le temps, avec l’arrivée des joueurs de plus en plus jeunes, de plus en plus athlétiques (voir Lebron James en particulier), le basket de la NBA a pris une tangente « playground » qui me déplait et qui m’a fait me désintéresser un peu de ce sport, mais comme NBA 2k16 sort en démo, je me propose de le critiquer, avec mon regard « old school » car je n’avais pas touché à cette franchise depuis bien longtemps.

 Le jeu nba 2k16 commence et déjà je sais que je ne suis pas le public cible. Arghh du gros rap d’un groupe dont je n’ai jamais entendu parler et que je n’ai pas envie d’entendre chanter. Vite trouvons le réglage me permettant de faire taire la musique sur les menus. Facile à trouver, parfait, c’est déjà beaucoup mieux ! Faisons un peu le tour des options proposées dans ce nba 2k16 : match rapide, saison, dynastie, playoffs, fin de semaine des Étoiles, défi freestyle, un contre un, entraînement et l’école du slamdunk ! Rien de vraiment original dans cela, mais comme je l’ai dit, je n’ai pas touché un jeu de basket NBA depuis un moment donc un petit entraînement pourrait être un bon moyen de se remettre à niveau.

nba

Je choisis mon joueur parmi les effectifs des équipes de la ligue 2k16 et en avant l’entraînement. Une autre déception : pas de tutoriel ici, c’est « débrouillez-vous, voici un panier, un ballon, quand vous serez tanné, vous trouverez un autre mode plus intéressant ». Ici, aucune aide ne vous est fournie, vous shootez et si vous ratez on ne vous dit pas si c’est que votre tir a été déclenché trop tôt, trop tard ou juste parce que vous êtes trop mauvais. Pas moyen de s’entraîner à d’autre chose que le shoot non plus. Pourquoi pas des entraînements pour apprendre à se placer sur des tirs pour les rebonds, ou pour travailler sa défense, la coordination pour les contres ou encore le lancer franc. Car ce dernier se déroule comme les coups de pied dans FIFA 16 : voir http://creditsfifa16.fr en tirant le joystick droit vers nous on engage le mouvement et en le poussant on lâche le ballon : c’est une synchronisation assez, voire très, difficile et pouvoir le travailler spécifiquement aurait été intéressant.

Après bien des shoots ratés, j’en viens à la même conclusion que bien des analystes de la NBA 2K : 90% des joueurs de cette ligue sont incapables de tirer à mi-distance. Ça dunke de tous les côtés, mais des purs tireurs qui enfilent des paniers comme certains enfilent des perles, ça n’existe plus ! Ceci est confirmé lorsque j’essaie de partir un concours de tirs à 3 points. J’ai beau prendre des spécialistes, être dans le tempo, mes résultats sont très moyens. Allons alors vers l’école du dunk, puisque c’est la tendance. Cette fois, comme cet art est plus « important » dans le jeu actuel 2K16, on est encadré, on nous donne des conseils sur comment prendre un bonne élan, ou prendre son appel, quand faire des mouvements et quand relâcher les boutons pour avoir un enchaînement gagnant. C’est très beau, les mouvements sont fluides, mais pour être honnête ce genre de prouesses ne m’intéresse que moyennement. J’aime ça dans le basket de And1 ou dans les concours d’Alexandre Despatie, mais pour de la NBA 2K16 MT, ce n’est pas mon style.

Reste donc à passer à une vraie partie 2k16 , pour voir comment le jeu se débrouille au niveau du collectif, dans un gros 5 contre 5. Là encore, on choisit les deux équipes, qui contrôle quoi, les effectifs et la tenue et en avant pour l’entre deux de début de match. Premier constat, c’est assez beau, on reconnaît en général les joueurs d’un point de vue physique et les proportions sont bien faites pour qu’un joueur de 5’9’’ paraisse petit à côté d’un centre de 7’ ! Pas contre, nos joueurs sont d’une lenteur incroyable dans un style jeu qui nécessite de la vitesse. Car ici tout se passe en contre-attaque ou en attaque à 3 passes maximum. On oublie les jeux placés sur 20 secondes pour prendre un tir à mi-distance tout seul. Bien qu’on puisse programmer des tactiques pour le jeu posé avec le D pad.

Les grosses superstars de la ligue sont distinguées par leurs habilités propres. Certains vont avoir jusqu’à trois qualités différentes choisies parmi les types suivants : High Flyer, Outside Scorer, Inside Scorer, Shooter, Playmaker, Power Player, Inside Stopper, Outside Stopper. De plus, certains joueurs qui ne sont pas encore des superstars peuvent être dans une catégorie appelée le « X-Factor ». Ces joueurs sont ceux qui sont capables régulièrement de prendre feu et transporter l’équipe sur leurs épaules. Un exemple est Carmelo Anthony à New York qui certains matchs va marquer 30 points dont vingt dans le dernier quart temps pour donner la victoire et qui pendant 3 parties consécutives va être invisible. Mais pour le faire entrer dans la zone il faut jouer beaucoup sur lui, ce qui n’est pas toujours intéressant, ce qui fait que bien souvent on reste à jouer avec les vedettes.

Le mode dynastie de NBA 2K16 est étrange, car pour une fois, la saison ne commence pas obligatoirement au début de la pré-saison, mais on a la possibilité de refaire la séance de repêchage. C’est un petit détail, mais c’est original. Ensuite on doit signer un assistant directeur gérant, un entraîneur, un recruteur et médecin avec un budget bien précis, chacun ayant une utilité très précise dans le déroulement de la saison. Puis vient le temps des signatures d’agents libres, la pré saison et enfin les 82 matchs de la saison régulière. Un point important dans la vie de l’équipe est la chimie entre les joueurs. Afin de la préserver, il faut évidemment gagner, mais aussi avoir des joueurs qui s’intègrent dans le groupe et organiser des événements pour resserrer les liens. C’est là qu’intervient l’assistant du directeur gérant. Évidemment on est loin de la profondeur d’un jeu de gestion d’équipe sportive, mais il y a quelques détails qui donnent des défis un peu plus grand que juste jouer les parties et se rendre au bout.

 

Jouabilité nba 2K16

C’est parfois un peu brouillon et les combinaisons pour effectuer des mouvements les plus élaborés ressemblent plus à un jeu de combat qu’à un jeu de sports. Dommage que nos joueurs semblent toujours moins rapides que les adversaires.

14 /20  

Scénario

Ne s'applique pas

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Qualité graphique

Les salles sont superbes, les effets de lumières sont très bien réalisés, les joueurs et les animations sont biens sans être parfaits.

16 /20  

Qualité sonore

N’y a-t-il vraiment que du rap pour les fans de basket, est-ce que l’un ne va vraiment pas sans l’autre ? Les commentaires sont biens, mais très monocordes, l’implémentation de l’émotion se fera dans une prochaine édition ....

12 /20  

Durée de vie

Il y a beaucoup de modes de jeu différents qui tiendront probablement beaucoup de monde en haleine. Vous n’avez que 10 minutes pour jouer, vite un petit 1vs1 , un concours de dunk ou un concours à trois points. Mais pour les dynasties, je pense que plus de profondeur serait bienvenue pour les années prochaines.

15 /20  

 

Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas beaucoup accroché à ce jeu. Non pas qu’il soit mauvais, il est plutôt bien fait, mais il n’y a rien de vraiment extraordinaire et les commandes sont parfois trop imprécises. Le côté gestion de l’équipe en mode dynastie manque sérieusement de profondeur malgré les petits détails comme la chimie et les réunions d’équipe. Finalement son problème est peut-être celui de la NBA, le jeu est trop individualiste et la notion de collectif n’est pas assez développée.

65 %